Guadeloupe

Saint-François

26Retour à Saint-François pour avoir accès à internet afin de vous tenir ce petit site à jour… On en profite pour inviter Laëtitia et Julien sur Coco d’îles, qui d’ailleurs avaient eu la même idée. Les 3 mecs partent à la chasse en annexe… Et hop, 3 poulpes et deux lambis dans le congel ! Nous, pendant ce temps-là, on se coupe les cheveux… C’est ça qu’est rigolo sur un bateau, on joue à la coiffeuse, à la maîtresse, au boulanger, au mécanicien, au pêcheur, au navigateur…

Une petite frayeur tout de même pour Marc qui s’est retrouvé coincé derrière la barrière de corail. Les vagues qui viennent se crasher sur la barrière forment un genre de barrage protecteur pour les nageurs qui n’ont pas envie de se déchirer la peau sur le corail mais une accalmie a trompé l’instinct de Marc concentré dans sa chasse aux poulpes et l’a conduit de l’autre côté.

27Il aurait suffi que Pascal vienne le chercher en annexe… Mais celui-ci, ne le voyant pas dans les parages en y arrivant, est rentré seul au bateau pensant que Marc était rentré à la nage comme l’avait fait Julien une heure plus tôt transi de froid, le laissant ainsi seul à la tombée de la nuit de l’autre côté des vagues redevenues fracassantes.

Il aura fallu 20 bonnes minutes à Marc pour parvenir à trouver une faille dans cette enchainement de vagues et repasser du bon côté, et encore 10 pour croiser, la nuit tombée, l’annexe de Pascal et Julien inquiets, chacun armé d’une grosse lampe, essayant de retrouver sa dépouille quelque part aux abords de la barrière. (Ils avaient quand même hésité à envoyer un message au CROSS pour signaler l’incident…)

Bon, il est temps pour nous de mettre à nouveau les voiles pour continuer notre ascension des petites Antilles, direction Saint-Martin. 26 heures de navigation donc une seule nuit à veiller avec 4 heures de sommeil chacun.

Accéder à la galerie photos complète de notre première escale en Guadeloupe

Petite virée sur Petite Terre

Adorable île habitée uniquement par les iguanes, réserve naturelle qui nous offre une faune et une flore préservée, plage bordée de cocotiers, mouillage paisible entouré d’eau cristalline… Le bonheur !

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Venus avec nos amis, Pascal et Emilie, nous y resterons 4 jours. Nous y étions déjà venus lors de notre séjour en Gwada il y a 4 ans et nous y reviendrons, c’est sûr !

Et dire qu’on avait entendu et lu, qu’il n’était pas possible d’y aller avec son propre bateau… Pour info, aux navigateurs, c’est faux ! Il y a une dizaine de bouées de mouillages pour les plaisanciers. Il existe un gros business qui consiste à emmener les touristes passer la journée sur l’île en bateau et ils veulent sûrement éviter la concurrence !

Attention, l’accès se fait par une passe dans la barrière de corail assez étroite non balisée et qui, par mer formée, peut être difficile à visualiser.

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Nous y avons retrouvé Laëtitia et Julien, venus passer la journée avec leurs amis, Jacky et Laura, via une de ces fameuses excursions. D’abord, une petite balade sur l’île nous a permis de rencontrer ses habitants les dinosaures - les iguanes - et d’admirer la mer dans tous ses états, à si peu de distance l’une de l’autre (2 photos ci-dessus). Puis, une autre petite balade sous l’eau nous a permis de rencontrer d’autres dinosaures - de petits requins citrons (1m20)-, une tortue, une grosse carangue qui semblait si attirée par Pascal qu’il a dû mettre sa palme entre eux pour refuser ses avances, des bancs de chirurgiens, un lutjan-mouton (gros pagre), un papillon-pyjama, des coffres, une raie, une murène, des perroquets, une orphie…

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Après le départ des bateaux de « touristes » (les autres), île et plage deviennent « privées » ! Le kiff !!

Les 4 garçons s’en donnent à cœur-joie, ça patauge, ça observe les petits poissons (palomètes) qui viennent s’agglutiner autour d’Emilie, ça court après les tous petits requins qui rodent à 2 m de la plage, ça osculte les lambis et leurs drôles d’yeux qui sortent de leurs coquilles, ça grimpe sur les cocotiers, ça chasse du bernard l’ermite à tout va, ça joue du tam-tam sur les noix de coco… Bref, ils s’éclatent !

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Du coup, on fait comme chez nous, on se fait un super barbecue sur la plage et c’est là qu’on a appris à choisir les bonnes cocos à déguster, ni trop jeunes, ni trop mûres… Marc nous en ouvrait tous les jours et elles ne faisaient pas long feu à nous 8.

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En rentrant au bateau, nous avions la visite immédiate et régulière de Robert, un gros barracuda d’environ 1m30 qui n’était pas sans nous impressionner… D’ailleurs, j’imagine qu’il a bien dû se marrer le jour où Tom nous a fait sortir de l’eau tous les 2, en 2 secondes, en poussant des cris de frayeur, après l’avoir vu dans son masque !!

Il faut dire que ça a quand-même une sale gueule pleine de dents, un barracuda ! Ben, c’est vrai, y’a qu’à voir celui qui mange la maman de Némo !

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TERRE DE HAUT – Petite Anse du Pain de Sucre

12Adorable mouillage – Tout premier snorkelling pour Loann ! Il a voulu chausser ses palmes comme papa s’est très bien débrouillé du haut de ses 2 ans ½. Il a accepté le masque et le tuba et a regardé furtivement (tout de même) sous l’eau avec beaucoup d’excitation !! Bravo petit requin jaune !

 

 

 

TERRE DE BAS – Anse Fideling

Cette île des Saintes est beaucoup moins convoitée par les touristes, ce qui la rend encore plus charmante et authentique.

Nous avons fait l’heureuse rencontre de Bernard, un métro qui s’est installé là avec sa famille et qui loue des chambres et des villas aux touristes. Arrivés en même temps sur la petite plage avec nos annexes, nous nous sommes aidés mutuellement à les ranger… Motivé par sa passion pour l’île, il nous a gentiment embarqués dans son 4x4 pour nous la faire découvrir en s’arrêtant d’abord à un superbe point de vue qui surplombe l’ensemble des Saintes en premier plan de la Désirade, Marie-Galante et la Dominique, puis dans une forêt où il voulait nous montrer des citronniers, pour finir sur le bourg de Grande-Anse où nous avons déjeuné « chez Yvonnette », petit lolo face à la mer qu’il nous a conseillé. Ici pas de carte, juste les plats locaux cuisinés en fonction de la pêche du jour… pour nous, ça aura été : accras de morue absolument délicieux, vivaneaux grillés et fricassé de lambi.

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Noix de Muscade

6C’est le nom d’un bateau-copain, avec à son bord : Pascal et Emilie, leurs enfants, Alexis et Tyliann et leur chien, Archi. Ils sont partis sans date de retour, espérant trouver une activité qui leur permettra de continuer leur aventure sur leur bateau.

Marc a fait leur connaissance avant de partir à l’occasion d’une formation et nous les avons retrouvés à Saint François où ils étaient ancrés depuis leur traversée de l’Atlantique une semaine auparavant.

Nous les avons accompagnés au carnaval de l’école du fils de leurs amis qui vivent ici. Nous aurions aimé aller au « vrai » carnaval dans les rues mais nous ne resterons pas assez longtemps pour ça.

Changement de programme

On nous l’avait dit mais on pensait évidemment que ça n’arrivait qu’aux autres…

La cohabitation de 4 adultes est forcément complexe : ensemble 24h/24, dans un espace confiné comme le bateau et avec toutes les contraintes que cela implique (contraintes techniques, mal de mer, fatigue…) et 2 enfants à gérer (cned et surveillance permanente de Loann).

Nos différences d’âges, de vécus, de façons de vivre n’aidant pas, et malgré les bons et beaux aspects de ce fabuleux voyage en famille, il est compliqué de trouver un rythme commun et de satisfaire aux envies et besoins de chacun.

Après quelques moments plus difficiles que d’autres qui ont mené à des tensions entre nous, Laëtitia et Julien ont choisi, après mûre réflexion, de ne pas poursuivre le voyage sur Coco d’îles. Conscients de la situation et désireux de conserver nos relations intactes, nous pensons également que cette solution est la meilleure.

Nous allons donc continuer notre périple à 4.

De leur coté, Laëtitia et Julien vont profiter quelques temps de la Guadeloupe avant de reprendre leur vie en France. 

Depuis leur départ, début février, on a eu plaisir à se retrouver plusieurs fois…

Nous leur souhaitons bon vent dans tous leurs projets futurs…

Et nous n’oublierons pas les bons moments partagés dans cette aventure…