Panama City

DERNIERS REGLAGES AVANT LE DEPART – 22 mars > 2 avril 2013

Retour sur Panama City pour les derniers réglages avant de prendre la mer pour de longues navigations en perspectives.

34Balboa est déjà là, à sec pour la réparation de son safran. On se retrouve souvent, avec Cerise et Jo, pour sortir. Nous aurons même fait une soirée disco à Panama city. Toutes les boites de nuit sont regroupées dans une même rue. Ca fait du bien de faire la fête  même si on était un peu déçu de la musique, qui n’est ni vraiment latino, ni vraiment disco, ni vraiment techno. Ca manquait un peu de punch, nous aurions aimé pouvoir nous défouler un peu plus, mais l’ambiance était bonne car le plaisir de sortir et de s’amuser était bien présent !

Quelques jours pour faire faire les révisions des deux moteurs de Coco d’îles et celui du groupe électrogène, faire changer les membranes du dessal et lui ajouter un filtre à charbon en entrée de réservoir, faire régler l’éternel problème de fuite du conservateur. Puis, en attendant patiemment la réception de la carte marine pour la Polynésie, je vais renflouer notre stock de fruits et légumes sur le marché local. Les prix sont intéressants, voire pour certains produits, presque donnés : le sac de 50 livres (22.7 kg) d’oranges pour $7 ou les 12 ananas moyens pour $2 ! Nous profitons également d’un prix défiant toute concurrence sur le filet de bœuf que nous ne payons même pas $10 le kg (soit moins de 8€ contre 25 ou 30 en France) alors évidemment, on ne s’en prive pas, on prévoit en abondance pour les traversées. Bon, en même temps, on ne fait pas des affaires sur tout… Le chocolat et le beurre (dont on ne saurait se passer) nous coûte bien plus cher qu’en France.

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LES PERLAS – 3 P’TITS TOURS ET PUIS S’EN VONT – 9 > 21 mars 2013

Marc ayant commandé les pièces nécessaires à la révision de nos moteurs, nous partons passer une ou deux semaines aux Perlas en les attendant. Cet archipel, qui dépend également du Panama, est accessible en 6 ou 7 heures de nav’.

Las Perlas ne se montre pas à nous sous son plus beau jour. Nous y arrivons par un temps plutôt maussade. La mer est sombre. Les îles sont mignonnes mais rien de très attirant.

Première baignade dans le Pacifique : Bouhhhhhh ! Elle est glacée !!! Impossible de rester plus de 5 secondes. A peine ressortis de l’eau, le soleil se fait sentir trop chaud… Alors, on y retourne, on a été saisi mais on va s’habituer… Wouahhh ! Non, elle est vraiment froide ! Allez, un petit tour du bateau à la demande oppressante de Tom, pour s’accoutumer. De toute façon, va bien falloir s’adapter, on n’va pas faire demi-tour pour quelques degrés de moins : 22/23°c au lieu de 29/30°c dans les caraïbes, ça fait quand-même une différence !

Mais bon, c’est pas grave. A vrai dire, on passe de très bons moments avec Cerise et Jo et du coup, on ne fait pas trop attention au paysage !

Les pauvres n’auront pas eu beaucoup de temps pour profiter, ayant cassé leur safran sur un haut fond non signalé sur la carte, juste en arrivant au nord de Viveiros. Nous n’en avions pas l’habitude dans les Caraïbes mais voilà un élément de plus à prendre en compte dans nos déplacements : les marées. Elles sont assez élevées ici : entre 4 et 6 mètres de marnage selon le cycle lunaire. Cela nous demande, par exemple, une vigilance plus importante pour nos mouillages. Avant de jeter l’ancre, il nous faut vérifier si la hauteur d’eau sous nos coques restera convenable à marée basse, à l’aide d’un calcul avec le calendrier des marées.

Grâce à Cerise et Jo, nous faisons également la connaissance de Pascal et Sylvie. Anciens viticulteurs en Champagne, ils ont choisi une vie plus ensoleillée à Panama. Ils sont les seuls habitants (à l’année) de l’île de Viveiros. Chaque rencontre est l’occasion d’en relancer une autre… Un pique-nique sur la plage, un dîner sur Coco, un après-midi dans leur maison et leur piscine qui se finit en apéro dinatoire, un barbecue sur leur plage avec Cerise à la guitare accompagnée de Jo et moi pour les chants, Iris au jonglage fluorescent et Marc aux feux d’artifice !

L’île de Chapera offre davantage de charmes. Roches en strates entre mer et végétation. Le paysage est assez joli. J'en ai perdu toutes les photos que j’avais prises… Grrrr ! Mais je peux vous le montrer grâce aux photos d'Iris.

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Ici, on retrouve Géronimo. A peine ancrés, Marc s’équipe et saute à l’eau en quête de chair fraiche… On sent que ça lui avait manqué car en un quart d’heure, il nous rapporte déjà le diner de ce soir et des trois prochains !

Le lendemain, sa chasse comprend un baliste tellement gros qu’on décide de le faire au barbecue sur la plage. Il écaille, vide et nettoie ses poissons. J’agrandis le gratin de christophines que j’avais prévu initialement pour 5. Et pendant ce temps-là, Iris emmène Tom, Loann, Yann et Laouen sur la plage, pour chercher du bois et préparer le feu. Quand nous les rejoignons, les braises rougeoyantes sont fin prêtes pour accueillir notre baliste lacéré... Nous n’en serons pas venus à bout malgré la douzaine de ventres à remplir.

60Le surlendemain, il se met en tête de chasser une raie. J’avais déjà repéré son intérêt pour cette nouvelle proie et sur les précautions à prendre quant à l’aiguillon dont elle est pourvue. Il est bien décidé, il ne rentrera pas sans elle… Sa première raie nous apporte deux ailes de 2kg800 chacune, que nous partageons avec Thierry et Flo… Au beurre noir, mhhhmm, ça déchire !

56Le dernier jour, il me demande ce qui me ferait plaisir... « Une belle carangue ! C’est un poisson que tu n’as pas encore chassé et puis, les rillettes que nous ont préparé Jean et Jocelyne de Buena Vista étaient tellement délicieuses qu’il faut qu’on puisse refaire les mêmes ! ». La commande est passée. Je ne sais pas si c’est le caractère excessif de Marc ou bien la frustration précoce de savoir qu’il ne pourra pas retourner chasser avant quelques semaines ou encore peut-être une compétition avec un requin qui l’a poussé à tuer toute carangue qui se trouvait sur son chemin… Il est rentré avec 5 grosses carangues (4 jaunes et 1 grise), 1 mérou et 1 pagre ! Même une fois quelques-uns offerts aux bateaux copains, j’ai pu lever 7 kg de filets !

Ok, le congel est plein ! On peut partir….

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PANAMA CITY – 1er > 9 mars 2013

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Comme ils nous l’avaient gentiment proposé, Philippe et Claudine viennent nous chercher pour nous faire faire le tour de Panama city. Nous pouvons, ainsi, traverser le pont des Amériques, déambuler entre les buildings flambants neufs des nouveaux quartiers, déjeuner face au canal et se promener dans le Casco Viejo, le vieux centre d’origine de cette grande ville. Nous y retrouvons Cerise et Jonathan accompagnés d’Alexandre et Aude, le couple (expatrié français aussi) qui avait traversé le canal avec eux. Nous venons justement de déguster une excellente glace chez Granclément, qui se trouve être leur boutique… On refait le monde à la terrasse d’un café sur une jolie place, et on se relance une invitation pour une soirée au resto.

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Idéalement situé, entre les Etats-Unis et l’Amérique du Sud, Panama est un pays en plein essor. Il est un passage obligatoire pour le transport maritime. De riches familles colombiennes, vénézuéliennes, chiliennes, ou encore Costariciennes viennent s’y installer pour profiter de la relative stabilité du gouvernement et de sa fiscalité intéressante. Et de nombreux investisseurs européens viennent y faire prospérer leurs affaires.

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Le contraste entre le nouveau et le vieux Panama city est incroyable. Outre l’aspect qui, bien sûr, est frappant, il y a un fossé énorme entre les classes. On passe, presque d’une rue à une autre, de l’immeuble hyper classe avec gardien à l’entrée… aux bâtiments complètement délabrés, affichant des barreaux aux balcons. Il n’est pas rare de voir des maisons de villes vides, depuis si longtemps que les arbres poussent dedans, côtoyer une autre refaite à neuf. Un jour, nous visitons un superbe appartement de 400m², que Philippe et Claudine viennent d’acheter dans un immeuble tout frais sorti de terre avec comptoir d’accueil, garages, piscine, salle de sport, jardins d’enfants, mini-golf... Et quelques jours plus tard, non loin de là, Marc se fait arracher son portable dans la voiture de location garée dans une rue malfamée. Apparemment, ça craint tellement que les gens, sur le trottoir et dans leurs voitures, lui crient de ne pas pénétrer l’immeuble où le voleur vient d’entrer, sous peine de se faire tirer dessus !

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